
IA A L’ECOLE PERPIGNAN : RENCONTRES DE LA CREATION
LITTERAIRE JEUNESSE…5 novembre 2026 – 22 mai 2027
Top départ pour la troisième année du concept C.A.S.
(Créer, Apprendre, Soigner) et des Rencontres de la
création littéraire jeunesse
Quand l’écriture donne à 300 jeunes une voix qui leur
appartient.
Avant d’être une faute à corriger, une note à obtenir ou
une consigne à respecter, écrire peut être une manière
de dire « je ».
De mettre à distance ce qui pèse, de donner une forme à
une idée, d’affirmer un point de vue ou simplement de
découvrir que l’on a quelque chose à raconter.
Cette dimension de l’écriture prend un relief particulier
chez des adolescents confrontés :
au mal-être
au harcèlement
mais aussi à une époque
où l’intelligence artificielle
peut produire en quelques secondes
le texte qu’on leur demandait hier
encore de construire eux-mêmes.
C’est précisément « sur ce terrain » que se positionne
cette initiative, développée depuis 2024 par l’écrivain,
éditeur et formateur Olivier Lusetti, dans le cadre des
Rencontres de la création littéraire jeunesse, portées
par la maison d’édition Fantasy-Éditions.RCL, avec
pour finalité la remise de son Prix littéraire populaire
de la jeunesse.
Derrière la remise du prix se dessine une ambition
plus large :
donner à la création littéraire une véritable place
dans le parcours scolaire et favoriser, par la culture
créative, l’insertion des jeunes.
Et c’est peut-être là l’un des enjeux les plus intéressants
du Prix : faire changer ces textes de statut.
Ce qui était exercice, atelier, récit personnel, devient
une œuvre lue, partagée, discutée et reconnue devant
un public.
Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de faire écrire
les jeunes. Il s’agit aussi de les faire lire.
En 2027, dès le mois de novembre, ce n’est pas moins
de 300 lycéens et lycéennes (9 classes et 7 professeurs)
du lycée Notre-Dame de Bon Secours qui participeront
pendant 5 mois au dispositif d’écriture conduisant aux
Rencontres de la création littéraire jeunesse, organisées
en mai à Perpignan, à l’Hôtel Pams.
Mais la journée des Rencontres de la création littéraire,
troisième édition, ne se limitera donc pas à annoncer un
palmarès.
Elle fera vivre la création littéraire sous différentes
formes, avec :
• des rencontres avec des écrivains ;
• des causeries ;
• une lecture publique ;
• cartes blanches confiées à des écrivains ;
• tables rondes consacrées à l’éducation et à l’écriture ;
• la remise du Prix littéraire populaire de la jeunesse ;
• et, nouveauté de l’édition 2027, des joutes oratoires
entre jeunes sur des thèmes liés à la citoyenneté, à
la liberté d’expression et à l’esprit critique.
C.A.S. : quand écrire ne sert plus seulement à savoir
écrire Créer. Apprendre. Soigner.
Le protocole C.A.S. (alliance de l’écriture expressive, de la
création littéraire et d’outils issus des thérapies cognitives
et comportementales – TCC) utilise : « la création littéraire »
comme levier d’apprentissage de développement personnel
et d’émancipation.
« Déjà expérimenté auprès de plus de 430 jeunes », avec
plusieurs professeurs de lettres et documentalistes du
lycée Notre-Dame Bon Secours des Pyrénées-Orientales,
il a donné naissance à des recueils collectifs, des jurys de
lecture (écrivains professionnels, métiers du livre) et des
remises de prix publiques (Hôtel Pams, avec soutien du
Centre méditerranéen de littérature – CML – et de la Ville
de Perpignan).
L’expérience de terrain révèle également un changement
dans le rapport des jeunes à l’écriture.
Alors qu’au départ, un seul élève par classe pratiquait
généralement l’écriture personnelle, « près de 60 % »
prenaient ensuite plaisir à écrire leur propre histoire ».
Certains ont pu mettre des mots sur des expériences
difficiles ;
d’autres ont découvert le plaisir d’ordonner leurs
pensées, de mieux comprendre leurs réactions ou
de reprendre confiance en eux.
Il s’appuie notamment sur l’écriture expressive, le récit
de soi, les compétences psychosociales, la psychologie
positive et les recherches sur la créativité.
Le processus associe deux démarches complémentaires :
l’écriture expressive, pour permettre :
aux jeunes de mettre des mots sur leurs émotions et leurs
expériences, puis la création littéraire, pour transformer
cette matière personnelle, réelle ou imaginaire, en une
oeuvre.
Le dispositif peut également être proposé sous forme
de modules, sans obligation de poursuivre jusqu’à la
publication.
À travers l’écriture, C.A.S. cherche notamment à
développer :
• La maîtrise de la langue, en renforçant la maîtrise du français
par la pratique ;
• La pensée, en apprenant à organiser une idée et à argumenter ;
• La créativité, en laissant la place à l’imagination et à
l’expérimentation ;
• L’esprit critique, en encourageant une réflexion personnelle ;
• Les compétences psychosociales, grâce notamment au récit
de soi et à l’autoréflexion ;
• L’expression du mal-être, en permettant de verbaliser
certaines expériences, dont le harcèlement ;
• La critique sociale, l’écriture, pouvant devenir un moyen
d’interroger ce qui entoure les jeunes et, dans l’ambition du
dispositif, de participer à la prévention des comportements
violents en favorisant l’expression, la réflexion et l’empathie.
Le dispositif est par ailleurs conçu pour être reproductible
et évaluable.
Au-delà des Rencontres, C.A.S. peut être déployé de manière
autonome dans les établissements scolaires, « les Missions
Locales » et les structures d’accompagnement de la jeunesse.
Son objectif demeure le même : donner aux jeunes des outils
pour mieux se comprendre, reprendre confiance et se projeter
vers l’avenir.
Face à l’IA, une question : qui pense avant que la machine
écrive ?
Le projet rencontre aussi un enjeu éducatif particulièrement
actuel.
Avec l’intelligence artificielle générative, un jeune peut
désormais obtenir presque instantanément un récit,
une synthèse ou une argumentation structurée.
Pour Olivier Lusetti, « apprendre à utiliser ces technologies »
doit donc aller de pair avec le développement d’une capacité
fondamentale :
construire sa propre pensée avant de la confronter à celle
produite par un outil.
Chercher un mot, organiser ses idées, argumenter, imaginer,
réécrire : toutes ces étapes obligent à penser.
Le C.A.S. replace ainsi l’expérience personnelle au cœur
de l’écriture afin de favoriser une voix singulière.
Plus les machines savent produire des textes convaincants,
plus la capacité à savoir ce que l’on veut dire et pourquoi
on veut le dire devient déterminante.
Dans cette perspective, l’enjeu n’est pas d’interdire
l’intelligence artificielle, mais d’éviter qu’elle ne
se substitue à l’effort intellectuel nécessaire à
l’apprentissage.
L’outil peut accompagner la pensée ; il ne doit pas
dispenser le jeune de la construire.
À « l’heure où les machines » peuvent écrire à notre place,
les Rencontres de la création littéraire jeunesse défendent
une conviction : la jeunesse doit conserver le pouvoir de
penser, d’imaginer et d’écrire le monde qui sera le sien.
Informations pratiques
• Date : début du CAS travail en classe à partir du 5 novembre 2026
jusqu’en mars 2027.
• Lieu : Lycée Notre-Dame de Bon Secours Perpignan, dans le cadre
de son Pari de l’écriture ;
• Partenariat institutionnel : Mairie de Perpignan Centre méditerranée
de littérature, Lycée Notre-Dame de Bon Secours, Maison d’édition
Fantasy-editions.Rcl, Mission locale jeune du 66.
• Date des 3ième Rencontres de la création littéraire : 22 mai 2027.
Hôtel Pams.
• À l’initiative de : Olivier Lusetti, écrivain, éditeur, directeur
littéraire et créateur du concept C.A.S. – Créer, Apprendre, Soigner
En savoir plus
Site web : https://www.olivier-lusetti-concept-c-a-s.fr/ateliers.
