
« TETOU » MAISON CENTENAIRE OUVRE SON RESTAURANT
SUR LA PLAGE CROISETTE A CANNES EN 2026…
30 juin été 2026
UNE MAISON FAMILIALE TOURNÉE VERS LA MER ET
VERS CEUX QUE NOUS RECEVONS
Sur les rives de la Méditerranée,
la légende de Tetou continue de
s’écrire.
Fondée en 1917, puis fermée en 2018,
l’institution de Golfe-Juan renaît
aujourd’hui à Cannes à l’initiative
de son arrière-petit-fils.
Sa devanture rayée, ses couleurs,
son équipe, sa carte… tout est
réuni pour nous accueillir comme
auparavant, les bras grands ouverts.
Et la recette de la bouillabaisse, qui
a fait sa renommée internationale,
reste la même depuis 120 ans !
L’adresse change, mais l’âme des
lieux demeure. « Le plat parle
plus fort que les mots », comme
disait Tetou.
Un restaurant familial depuis 120 ans
Ernest Cirio naît en 1882 sous le
soleil de Nice, et devient pêcheur
dans la petite ville de Golfe-Juan.
Très vite, il est surnommé Tetou :
une référence à sa petite taille
et à son caractère borné, un peu
têtu.
À 20 ans, il s’engage dans la
Marine Nationale et embarque
sur un cargo où il devient le
cuisinier privé de l’Amiral.
SA SPÉCIALITÉ ? Une soupe
de poissons dont lui seul a le
secret.
Son succès est tel que le
maire de New York lui
propose, lors d’une escale,
d’ouvrir un restaurant dans
sa ville.
Il décline. Les États-Unis
sont bien trop éloignés de
sa Côte d’Azur…
Il y retrouve d’ailleurs sa
place de pêcheur après
cinq ans de service.
Une blessure durant la
Grande Guerre le forcera
ensuite à abandonner ce
métier.
De cette contrainte, il puise la
détermination pour construire
de ses mains (et avec son épouse
Pauline) une cabane en bois sur
la plage de Golfe-Juan, qu’il
transforme en petit restaurant.
Chaque soir, après son retour
de pêche, il y prépare sa version
de la bouillabaisse, mijotée sur
un vieux fourneau à charbon,
les pieds dans le sable.
Au fil du temps, le bouche-à-
oreille attire de plus en plus
de curieux.
Ils attendent chaque soir pour
goûter cette fameuse soupe
dont on parle sur toute la
Côte et profiter de la vue
sur la mer, époustouflante.
La clientèle dépasse
rapidement le voisinage
et compte des personnalités
influentes :
Joséphine Baker, la famille
Rothschild, Léon Blum,
Francis Picabia…
La cabane de pêcheur
s’agrandit, gagne en
confort.
Mais ces premiers succès
s’arrêtent avec la guerre
et la mort de Tetou en
1940.
La plage est occupée, le
restaurant endommagé.
Tetou aimait pêcher avec
ses trois filles.
L’une d’elles, Estelle Prins,
hérite de sa détermination
et décide après-guerre de
reconstruire l’établissement
de son père.
L’inauguration coïncide avec
celle du tout premier Festival
de Cannes en 1946.
La réputation de Tetou et le
charisme d’Estelle attirent
des personnalités du monde
entier :
Charlie Chaplin, Elizabeth Taylor,
Audrey Hepburn, Orson Welles,
le Président Truman et Picasso
(pour ne citer qu’eux) s’assoient
à sa table.
Malgré cette clientèle célèbre,
Tetou garde son esprit familial.
Estelle reçoit la médaille du mérite,
et forme son petit-fils Pierre-Jacques
Marquise qui grandit entre ces murs.
À six ans déjà, il aide à dresser les
tables mais ne rejoint officiellement
l’entreprise qu’en 1982.
Il en prend la direction en 1996,
très soucieux de préserver les
traditions — des recettes de
son arrière-grand-père à l’esprit
chaleureux et authentique des
lieux.
Ayant vécu aux États-Unis, il
consolide dans le même temps
les liens avec l’international,
faisant rayonner Tetou au-
delà de la Méditerranée.
« Tetou, c’est une maison
familiale tournée vers la mer…
et vers ceux que nous recevons. »
Pierre-Jacques Marquise,
arrière-petit-fils de Tetou.
« Ici, chaque hôte est reçu
comme un invité de la maison. »
Paul-Loup Marquise, arrière-
arrière-petit-fils de Tetou.
Puis vient la bouillabaisse.
Sa recette n’a pas bougé d’un iota.
Elle fait toujours la part belle aux poissons
nobles de Méditerranée : la rascasse rouge
(le fameux chapon), le Saint-Pierre, le rouget
grondin (que l’on surnomme la galinette),
sans oublier la daurade royale.
Leurs têtes et arêtes sont mijotées lentement
pour révéler tous leurs arômes et donner au
bouillon une intensité rare et un goût iodé
puissant.
Les condiments (safran, ail, oignons, thym et
laurier) finissent de donner au bouillon sa
couleur d’or chaud, et son parfum inimitable
pour une véritable immersion sensorielle en
Provence.
« La bouillabaisse est un effluve provençal,
un safran fort, toutes les senteurs de la
Provence du littoral méditerranéen réunies
dans un plat ancestral et traditionnel. »
Pierre-Jacques Marquise, arrière-petit-fils
de Tetou.
Dans la salle, les larges baies vitrées
illuminent un décor aux airs de déjà vu.
Bien que les murs soient désormais blancs
immaculés, l’architecte a tenu à garder
l’âme originelle de Tetou.
Par le respect du code couleur méridional
mais aussi en glissant ici et là des clins d’œil
au restaurant d’origine.
Le nouveau bar doré est une référence
à celui qui occupait la salle du Tetou de
Golfe-Juan.
De cette salle a aussi été exhumée
l’entièreté de la vaisselle au liseré
bleu marine, des assiettes aux
petits pots de rouille.
Les tables sont toujours drapées de blanc
et accueillent les convives au son d’une
sélection musicale des années 1920 aux
années 1960 — hommage à l’âge d’or de
la French Riviera.
Et au centre de la salle trône désormais le
portrait d’Ernest Cirio : un siècle plus tard,
ses valeurs sont intactes.
Entre ces murs règne la même atmosphère
chaleureuse et le même sens de l’hospitalité.
Une tradition perpétrée par une famille
passionnée qui, jour après jour, accueille
ses invités comme des amis de longue date,
avec le sourire et les bras grands ouverts.
Régina
06 10 68 16 09
Informations pratiques
TETOU
Port Pierre Canto
Boulevard de la Croisette
06400 Cannes
https://tetou-restaurant.com
contact@tetoucannes.com
04 93 43 43 33
